M. E.-A. Martel

Résumé

M. E.-A. Martel Le Tour du monde

Le ruisseau de Bonheur, qui traverse ce plateau, se déversait jadis en cascade le long des escarpements de l’alcôve ; un jour vint où il rencontra sur sa route un de ces gouffres nommés avens qui criblent la surface des causses : englouti par cet aven, il coule sous terre pendant 500 mètres dans des canaux insondables, il s’écroule de chute en chute à travers des cavités secrètes et reparaît, sous la forme et le nom de Bramabiau, à 150 mètres au-dessous du point où il s’est engouffré ; c’est la dernière de ses chutes internes que l’on voit en s’engageant un peu dans la fissure.
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M. E.-A. Martel Le Tour du monde

Cependant la profusion des broussailles n’empêche pas la circulation : presque partout dans Montpellier-le-Vieux on peut passer sans effort ; la plus amusante et élémentaire des gymnastiques suffit pour forcer presque tous les couloirs, escalader les hauts pinacles, se glisser dans les fentes étroites. De tous côtés on accède aisément au cœur de la cité, soit par Maubert et le causse Noir, soit par la vallée de la Dourbie et les ravins qui descendent des cirques : à mulet même on peut visiter les plus belles parties.
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M. E.-A. Martel Le Tour du monde

À 12 ou 15 kilomètres à l’est de Millau, Montpellier-le-Vieux est une ville en ruines, mais une ville de rochers, construite par la nature et dégradée par les érosions ; cette cité aux monuments colossaux, suspendue au bord du causse Noir, à 400 mètres au-dessus de la Dourbie, sur des remparts de dolomie semblables en tout à ceux qui encaissent les vallées de la région des Causses, couvre avec ses dépendances une surface d’environ 1 000 hectares, et ressemble de loin à la capitale détruite d’un peuple de géants
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