Résumé

M*** Lettre à mon ami, sur l'avantage… (1804)

Un de nos plus célèbres philosophes , celui dont la vie privée fut le modèle de toutes les vertus et la profondeur de son génie la lumière de tous les siècles, Helvétius, n'a pas échappé à cette exagération philantropique. Pour prouver que dans un gouvernement arbitraire la tranquillité qui y règne n'est pas toujours la preuve du bonheur du peuple , il le compare à un cheval serré par des morailles , qui, en cet état, souffre, sans remuer, les plus cruelles opérations , et qui, étant mis en liberté, se cabre au premier coup.
Source : Gallica

M*** Lettre à mon ami, sur l'avantage… (1804)

Que les hommes les plus grands sont petits aux yeux de ceux qui refléchissent, et qui voient la foiblesse des ressorts dont souvent la machine du monde est ébranlée! Des disputes minutieuses, des opinions frivoles, des hypothèses puériles soutenues obstinément par des hommes bouffis de la plus sotte vanité, suffisent pour allumer des haines immortelles et pour troubler le repos des nations. Qui ne voit que tous ces excès sont le résultat d'un intérêt personnel mal entendu, et d'une ambition désordonnée qui en est la suite nécessaire.
Source : Gallica

M*** Lettre à mon ami, sur l'avantage… (1804)

Après avoir traversé les longs orages de la révolution , nous nous trouvons dans cet état si voisin du calme, qu'il permet et provoque même la méditation ; c'est alors le moment favorable où chacun de nous peut appeler sa propre expérience au secours de sa raison , pour la faire servir au bonheur général. Il est plus que jamais nécessaire de fixer notre attention sur cet ordre de vérités, que nos fautes ont paru obcurcir quelque teins , et que ces fautes mêmes doivent aujourd'hui nous rendre plus sensibles.
Source : Gallica

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