Marquis de Gabriac

Résumé

Marquis de Gabriac Revue des Deux Mondes

La France n’a pas à se plaindre de moi, m’a dit Sa Majesté, depuis qu’elle a un gouvernement régulier. Je n’ai qu’un désir, c’est celui d’entretenir les meilleurs rapports avec elle. J’honore dans M. Thiers le courageux patriotisme avec lequel il s’est dévoué à la tâche de sauver son pays. Ses efforts et ceux des membres de son gouvernement pour réprimer l’insurrection de Paris lui assurent ma sympathie et celle de tous les honnêtes gens. Avec les moyens dont il disposait, il ne pouvait aller plus vite, tout le monde doit le reconnaître.
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Marquis de Gabriac Revue des Deux Mondes

L’erreur de nos adversaires est de confondre l’indépendance avec l’isolement. Une nation cesse-t-elle d’être libre, subit-elle un joug honteux parce qu’elle a des rapports avec des puissances égales en force et soumises à la condition d’une parfaite réciprocité ? Voudrait-on faire des Français une espèce de peuple juif séparé du genre humain ? A quel reproche bien autrement grave serait exposé le gouvernement, s’il n’avait rien prévu, rien combiné et si, dans le cas d’une guerre pour lui, il eût ignoré jusqu’au parti que prendraient les grandes puissances !
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Marquis de Gabriac Revue des Deux Mondes

Le Saint-Père, écrivais-je à M. Waddington, m’a confirmé ce que j’ai eu l’honneur de vous écrire souvent sur l’indifférence relative avec laquelle le Saint-Siège envisage aujourd’hui les modifications successives qui peuvent se produire dans le personnel gouvernemental des différens pays. — Il ne se préoccupe que des intérêts religieux dont il a la garde, et c’est dans cette limite que sont soigneusement réglées ses répulsions et ses préférences, mobiles comme ces intérêts eux-mêmes et trop hautes pour l’attacher à telle forme de gouvernement, ou pour la repousser en elle-même.
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