Résumé

Maximilien Isidore Amand Simon Hygiène du corps et de l'âme, ou Conseils sur la direction physique et morale de la vie adressés… (1853)

Il est encore un besoin, besoin à la fois physique et moral, bien naturel à l'homme, c'est le besoin né de l'instinct, qui porte un sexe vers l'autre. Là est le germe d'une passion qui, si elle n'est pas contenue, bridée par la religion ou la morale, entraîne l'homme aux plus funestes écarts. Ne voir dans le libertinage qu'une infraction aux lois de l'hygiène, qu'un abus des forces, qui conduit à la ruine de la santé, c'est rapetisser l'homme, c'est oublier la meilleure partie de lui-même, c'est oublier son âme, c'est oublier que la vie est autre chose qu'une simple affaire de respiration.
Source : Gallica

Maximilien Isidore Amand Simon Hygiène du corps et de l'âme, ou Conseils sur la direction physique et morale de la vie adressés… (1853)

En désespérer est une làcheté, qui ne justifie pas sans doute le désordre moral, mais qui ôte à la société, que trouble ce désordre, le droit d'une sévérité excessive. A côté du droit, il y a donc un devoir qui le limite, et sans l'accomplissement duquel l'exercice de celui-là serait une odieuse tyrannie. Ce devoir, la société s'efforce tous les jours de le remplir; mais que le peuple ne l'oublie jamais, quelques efforts que fasse la société pour améliorer sa position physique et morale, ces efforts demeurent stériles, l'œuvre est manquée, tant qu'il n'y apporte pas le concours de sa volonté.
Source : Gallica

Maximilien Isidore Amand Simon Hygiène du corps et de l'âme, ou Conseils sur la direction physique et morale de la vie adressés… (1853)

Nous ne commettrons pas cette faute; nous montrerons d'abord combien le libertinage est funeste à la santé, en s'attaquant à une des sources principales de la vie; mais, plus tard, et quand nous traiterons de l'hygiène morale, nous reprendrons cette question, et montrerons combien ce vice avilit l'homme, en même temps qu'il mine sourdement l'organisation.
De tous les excès qui constituent le libertinage, l'excès le plus funeste, l'excès qui ruine le plus sûrement la santé, c'est celui qui consiste à violer ses propres sens, pour en arracher du plaisir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature