Nadar,
Le Miroir aux alouettes, par Nadar
(1883)
“ Yves racontait, renversé sur sa chaise, les yeux fixés sur Annette. La fille du vieux Lassagne, accoudée comme autrefois son père, et la tête entre ses mains, regardait tomber les paroles de la bouche de l'ouvrier, tandis que la bonne Parfait examinait cette honnête figure avec une complaisance maternelle, si attentive, qu'elle oubliait de moucher la chandelle qui éclairait ce modeste tableau d'intérieur, les débris du souper dans les assiettes de faïence à fleurs peintes, la miche de pain de ménage, les eustaches à manche de buis, et les timbales d'étain sur la nappe de toile bise. ”
