Florence Montgomery

Méconnu (1887)

Résumé

Florence Montgomery,  Méconnu (1887)

“ Malgré tous ses efforts Humphrey sentait le fou rire le gagner.
Il avait beau s'enfoncer les mains dans la bouche, il allait éclater, lorsque l'oncle Charlie furieux d'être distrait par une cause si insignifiante, et voyant l'effet du combat sur son neveu, saisit un livre en frappa son ennemie, et la fit tomber sur le sol où il l'écrasa sous son talon.
Voyant la figure d'Humphrey reprendre par degrés son sérieux, il se remit à écouter.
Le prédicateur finissait sur ces mots : « L'œil de l'homme n'a pas vu, son oreille n'a pas entendu ce que Dieu réserve à ceux qui l'aiment. »
”
Source : Gallica

Florence Montgomery,  Méconnu (1887)

“ Sir Edward Duncombe resta quelque temps assis regardant la figure sérieuse de son fils et se demandant quelles pouvaient être ses pensées. Quand le prêtre fut rentré dans la sacristie, il se leva à son tour et sortit.
Une douce brise d'été caressa la figure d'Humphrey lorsqu'il quitta le porche de l'église.
La calme beauté de cette matinée s'accordait avec les pensées que lui avait suggérées le sermon. Tout alentour un pays boisé s'étendait sous un ciel sans nuage.
Si l'enfant avait su formuler ses pensées confuses, il eût dit : « Le ciel peut-il être plus beau que ce que je vois ? »
”
Source : Gallica

Florence Montgomery,  Méconnu (1887)

“ Humphrey regarda d'un air penaud ses épis de blé.
— J'avais oublié, dit-il.
— Ils ne mûriront plus maintenant, répétait Miles, d'un ton chagrin.
— N'importe, Miles, dit Humphrey, je vais les planter au soleil dans notre jardin. Le sol est bien meilleur qu'ici, et ils mûriront bien mieux que si nous les avions laissés avec les autres. Ils me remercieront peut-être quelque jour de les avoir tirés de ce champ grossier, et de les avoir placés dans un si bel endroit.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature