Nicolas-Christophe Poiret

Résumé

Nicolas-Christophe Poiret Souvenirs de jeunesse, 1792-1796 (1888)

Si je ne consultais que mon goût pour la liberté et l'indépendance, certes je refuserais net, car, à mon avis, c'est un état bien maudit que celui de commis chez un marchand; et puis quelle différence entre les études et les sciences, dont j'ai puisé les premiers principes au Collège, et vers lesquelles un goût irrésistible me ramène sans cesse, et l'art ingrat de la tenue des livres de compte, pour lequel je sens une répugnance invincible!
Source : Gallica

Nicolas-Christophe Poiret Souvenirs de jeunesse, 1792-1796 (1888)

Oui, j'oserai réclamer ton indulgence et je me flatte que tu voudras bien me pardonner mon retard de quatre jours, comme je te pardonne le tien de quatre décades, car c'est toi qui es en retard, et quoi que tu dises de ta chère étourderie, dont tu serais bien fâché de ne pouvoir te vanter, tu le sais bien que c'est toi ; au surplus, il ne faut pas t'en vouloir, c'est le propre d'un Parisien d'être fort étourdi et de vouloir le paraître encore davantage.
Source : Gallica

Nicolas-Christophe Poiret Souvenirs de jeunesse, 1792-1796 (1888)

C'était un devoir, tout à la fois impérieux et doux, de partager notre petit trésor avec notre chère famille et de lui procurer la joie de lire ces pages intimes que l'amitié a dictées, que l'amitié a voulu conserver et que tout contribue à nous rendre précieuses. Si nous les possédons après un siècle, après toutes les vicissitudes et toutes les causes de destruction auxquelles sont exposées de légères feuilles sans importance, nous le devons à l'affection profonde, inaltérable, mêlée d'admiration, que Jean-Louis Burnouf a inspirée à Nicolas- Christophe Poiret.
Source : Gallica

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