Résumé

Notice historique sur la famille Alessandrini d'Oletta (1880)

MESSIEURS,
S'il est une vertu chère au coeur de l'homme, c'est la reconnaissance ; dette sacrée qui ennoblit et qui élève, règle imprescriptible des coeurs bien faits.
M. Mathieu Alessandrini, que la mort vient d'enlever à la tendresse de sa famille et à l'amour de ses concitoyens, fut un ami constant et dévoué, une âme généreuse. Il se montra toute sa vie le protecteur du pauvre et du délaissé; sa main charitable ne se lassa jamais de répandre ses bienfaits sur la vertu malheureuse et la faiblesse opprimée.
C'est pourquoi je vois ce concours de regrets et de larmes !
Source : Gallica

Notice historique sur la famille Alessandrini d'Oletta (1880)

Une vie chrétienne ne pouvait qu'être couronnée de la mort du juste : aussi s'est-il éteint doucement dans les bras de la religion, au milieu des regrets et des larmes de ses concitoyens.
Pleurons tous une perte si cruelle ; pleurons sur sa famille qui perd en lui son chef le plus cher, celui qui faisait sa gloire et son orgueil ; et puissent nos larmes, comme une rosée fécondante, hâter le développement de toutes les vertus, dans le rejeton de cette plante dont le parfum se fera, pour longtemps encore, sentir au milieu de nous !
Source : Gallica

Notice historique sur la famille Alessandrini d'Oletta (1880)

Son coeur et son esprit n'ont jamais changé. En effet, à qui, parmi vous, Messieurs, Mathieu Alessandrini n'a-t-il pas prodigué les trésors inépuisables de sa vieille expérience et de son incomparable bonté, pendant sa longue carrière ?
Animé du bien public, il n'agissait que pour être utile, et jamais la cupidité, qui enfante l'égoïsme desséchant, n'a corrompu ses idées, ni rétréci son âme. Jamais l'orgueil qui rend téméraire, audacieux, présomptueux et qui perd l'homme en le rendant hautain jusqu'à s'oublier, n'a porté
Source : Gallica

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