Octave Mirbeau

Octave Mirbeau

Résumé

Portrait de Octave Mirbeau Octave Mirbeau Le Journal

Il veut être pour Franz Servais ce que Louis de Bavière fut pour Wagner... Tout est prêt !... Il meurt... Et, à quelques jours de distance, Franz meurt aussi... C’est la mort qui va se charger de réparer toutes ces cruautés et toutes ces persécutions de la vie !...
Ce en quoi Franz Servais est, peut-être, plus encore que par son immense talent, un artiste véritablement à part, dans ce temps où les influences ont tant de force sur les hommes, c’est dans la fidélité absolue, intransigeante et fermement raisonnée qu’il conserva à ses idées.
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Portrait de Octave Mirbeau Octave Mirbeau Le Journal

Il a eu raison, ce pauvre Franz Servais, il a eu raison jusqu’à l’horrible souffrance, jusqu’à la misère, jusqu’à la mort, car rien ne peut faire que l’Apollonide ne soit, et ne soit une œuvre capitale, avec laquelle les directeurs de théâtre, les marchands de spectacles devront compter... Elle est, et elle vit d’une vie d’autant plus héroïque, que celui qui la créa, la baigna de toutes ses larmes et de tout son sang...
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La tempête passée, l’Illustre Écrivain demanda, avec une politesse ironique :
— Et votre seconde impression ?... Ah ! mon cher, je vous en prie, ne nous en privez pas !...
Le jeune poète répondit :
— À vrai dire... cette seconde impression n’est pas une impression... C’est quelque chose de plus. C’est une certitude, cette fois, une certitude humaine... bien que rien ne puisse me donner une certitude plus profonde, plus absolue, dans son mystère, que l’impression que je viens de vous confier... Ceci donc s’adresse surtout aux âmes rétives à la vérité intérieure, comme les vôtres...
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