Résumé

Offrandes à Bonaparte, par trois étrangers (1810)

Même ceux de cette classe, que le nouveau gouvernement a voulu s'attacher, en les rappelant-de l'exil, ne regardent ce rappel que comme un devoir qu'il était obligé de remplir, mais ils lui reprochent de l'avoir rempli à moitié, et avec une cruauté qui en détruit tout le mérite, en ce qu'il ne leur a pas rendu leurs biens. Jamais ils ne lui pardonneront de leur avoir offert comme un bienfait, une existence qui est un tourment, puisqu'elle est sans fortune, sans honneur, sans influence et sans pouvoir.
Source : Gallica

Offrandes à Bonaparte, par trois étrangers (1810)

Il y a quelquefois des hommes probes, qui émus de l'aspect du mal et croyant pouvoir faire le bien, se chargent de fonctions administratives; mais il ne tient pas à eux d'arrêter le torrent ; le débordement de l'immoralité touche toutes les têtes; et ces hommes probes s'aperçoivent bientôt que c'est un trop grand sacrifice qu'ils ont fait que celui de la bonne opinion des gens de bien. Les administrateurs sont dans la main de Bonaparte comme des instrumens bruyans, qui par leurs bourdonnemens continuels doivent étourdir sa conscience réveillée.
Source : Gallica

Offrandes à Bonaparte, par trois étrangers (1810)

De toutes les anomalies du caractere humain qui confondent le raisonnement général, il n'en est pas, de plus incompréhensible que l'empire que ce tribunal exerce sur la nation tout entiere.
Ce peuple, le plus mobile, le plus léger, le plus inconstant, le moins pensant des peuples, le plus difficile à gouverner dans ses fureurs, perd, sous l'influence de ce pouvoir, les traits caractéristiques qui le distinguent. Dès qu'il s'agit d'objets d'intérêt public, on le voit déployer la vigilance d'une terreur habituelle et toute la réserve et la retenue de la prudence plus consommée.
Source : Gallica

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