Résumé

P. de Rémusat D’une Théorie nouvelle et des idées de M. Edgar Quinet sur la création

S’il est vrai que les troubles civils aient leurs lois comme les révolutions terrestres, que le mal qui nous apparaît profond et durable puisse avoir des conséquences heureuses, et que d’une catastrophe qui détruit tout autour d’elle, un monde plus parfait puisse sortir, M. Quinet peut lui-même être comparé à ces êtres dont il parle, et qui survivent aux révolutions pour annoncer une aurore nouvelle. Son Histoire de la révolution avait déjà montré combien son talent a grandi dans l’exil, combien ses opinions sont devenues plus nobles encore et plus libérales.
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P. de Rémusat D’une Théorie nouvelle et des idées de M. Edgar Quinet sur la création

Ce type négligé du monde primitif trouvait enfin une nature propice, se multipliait et dominait les êtres plus anciens, qui perdaient autant qu’il gagnait lui-même. Rien n’est absolument subit et imprévu dans la nature, tout s’enchaîne et se développe, et le regard attentif peut saisir à toute époque le type obscur et trop souvent négligé qui doit donner au temps suivant son caractère et sa grandeur.
N’observe-t-on pas des faits semblables lorsqu’on étudie l’histoire des civilisations et des peuples ?
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P. de Rémusat D’une Théorie nouvelle et des idées de M. Edgar Quinet sur la création

Il y a une nature des choses, pour employer l’expression d’un ancien ; l’univers entier est soumis à des lois immuables qui s’imposent à la matière comme à l’esprit, à la physique comme à la métaphysique, à la vie du monde comme aux passions des hommes. La conséquence de cette théorie n’est pas le matérialisme, et M. Quinet, dans son livre tout entier, se tient dans les régions sereines du spiritualisme le plus élevé. L’étude de la nature a augmenté son respect pour l’esprit, la liberté, la personne, la vie de l’âme.
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