Résumé

Paul Baron De l'Alcoolisme acquis du nourrisson et de l'enfant (1905)

L’alimentation large et succulente qu’elles reçoivent développe presque fatalement la gourmandise et le goût des boissons alcooliques. Quand on mange beaucoup on boit de même. Les parents, les domestiques sont indulgents pour des excès qui indiquent un appétit robuste, une forte constitution et qui semblent devoir tourner au bénêfice de l’enfant ; par une sorte de complicité morale, on fait la conspiration du silence quand l’abus n’est pas trop évident.
Source : Gallica

Paul Baron De l'Alcoolisme acquis du nourrisson et de l'enfant (1905)

D’après les travaux de Gréhant et de son élève Nicloux, on voit que l’alcool passe en nature dans le sang et le liquide de toutes les sécrétions animales, sperme, lymphe...
G’est lui qui sclérose lentement la glande séminale du père qui ne donnera plus qu’un spermatozoïde abatardi. G’est l’alcool qui imprégnera directement le cerveau du foetus dans le sein de sa mère et qui fera par la suite un épileptique et un idiot.
Source : Gallica

Paul Baron De l'Alcoolisme acquis du nourrisson et de l'enfant (1905)

Père nerveux, lég'èrement éthylique. Mère est albumi-nurique légère. Elle nourrit l’enfant au sein. Elle prend un litre de vin par jour, du café le matin, quelquefois, dit-elle, des liqueurs avec son mari. II est facile de voir à ses réticences, à ses sourires, que la dose avouée est largement dépassée.
Depuis l’âge de trois semaines jusqu’àtrois mois, l’enfant estagité —sommeil pénible avec réveils brusques. — Par-fois, il crie jour et nuit. — Pas de convulsions, ni de diarrhée, mais quelques secousses musculaires. — Le régime de la mère est modifié, la dose de vin ramenée à un demi litre.
Source : Gallica

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