Paul Henri Dietrich baron d' Holbach

Résumé

Paul Henri Dietrich baron d' Holbach Éthocratie ou Le gouvernement fondé sur la morale (1776)

Ce n'est point être libre que de troubler impunément le repos des citoyens, d'insulter le Souverain, de calomnier des Ministres, de publier des libelles, d'exciter des émeutes, & c. Ce n'est point être libre que de pouvoir effrontément braver la décence. On n'est pas vraiment libre quand on n'a pas des loix qui préviennent le désordre & les crimes. Il ne peut y avoir de vraie liberté dans une nation injuste, avare, vénale, corrompue. La liberté n'est qu'une arme dangereuse entre les mains de citoyens privés de moeurs & de raison.
Source : Gallica

Paul Henri Dietrich baron d' Holbach Éthocratie ou Le gouvernement fondé sur la morale (1776)

Mais cette bonté fatale n'est qu'une foiblesse réelle : ce n'est pas
être bon, c'est être foible, c'est encourager la méchanceté, que de montrer de la bonté aux méchants ; c'est être injuste que de ravir au mérite les récompenses qui lui font dues, pour les donner à des hommes qui n'ont pas droit d'y prétendre. La libéralité n'est une vertu dans les Rois, que lorsqu'elle encourage ou paie les services réels qu'on rend à la Patrie, dont le Souverain est chargé d'acquitter les dettes, d'exprimer la reconnoissance.
Source : Gallica

Paul Henri Dietrich baron d' Holbach Éthocratie ou Le gouvernement fondé sur la morale (1776)

La vertu éleve les coeurs ; la tyrannie les déprime. La vertu fait prospérer les nations, les rend heureuses & puissantes ; la tyrannie s'afflige de leur prospérité, elle se plait à les voir foibles & décharnées. Les bonnes loix font la sûreté d'un Etat, la tyrannie ne veut rien qui la gêne. L'équité, la concorde, la bienveillance mutuelle, l'humanité, la pitié, les bonnes moeurs enfin, qui font les liens de la vie sociale & privée, allarment un Gouvernement fondé sur la cruauté, sur la dépravation, sur la ruine de tout bien.
Source : Gallica

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