Pierre-Jules Hetzel

Pierre-Jules Hetzel

Résumé

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel Histoire d'un papillon (1932)

« Mourir, répétait-il, mourir au mois de juillet, quand la vie est partout dans la nature! ne plus voir cette terre émaillée! Ce qui m'effraie de la mort, c'est son éternité.
— Détrompe-toi, lui dis-je; on croit mourir, mais on ne meurt pas. La mort n'est qu'un passage à une autre vie. » Et je lui exposai les consolantes doctrines de Pythagore et de son
disciple Archytas sur la transformation successive des êtres, et, à l'appui, je lui rappelai qu'il avait déjà été Chenille, Chrysalide et Papillon.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel Histoire d'un papillon (1932)

Il hésita un instant et je vis la tendre fleur espérer... « Pourquoi ai-je des ailes? » dit-il, et il quitta la terre. « J'en mourrai », fit la Marguerite en s'inclinant.
« C'est bien tôt pour mourir, lui dis-je; crois-moi, ta douleur elle-même passera, il est rare de bien placer son cœur. »
Et je récitai avec Lamartine ce beau vers qui a dû consoler tant de fleurs :
N'est-il pas une terre où tout doit refleurir?
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Jules Hetzel Pierre-Jules Hetzel Histoire d'un papillon (1932)

Pourtant, ajouta-t-il, j'aurais voulu revoir avant de mourir ces bords fleuris de la Seine où se sont écoulés si doucement les premiers jours de mon enfance. »
Il donna aussi un regret à la Violette et à la Marguerite; ce souvenir lui rendit quelques forces. « Elles m'aimaient, dit-il ; si la vie me revient, j'irai chercher auprès d'elles le repos et le bonheur. »
Ces riants projets, si tristes en face de la mort, me rappelèrent ces jardins que font les petits enfants des Hommes en plantant dans le sable des branches et des fleurs coupées, qui, le lendemain, sont flétries.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature