Résumé

Pierre Mazas Le fondement de l'obligation aux allocations familiales (1936)

Ne voir dans le travail humain que la richesse créée, c'est une vue insuffisante et fausse ; si l'on tient compte de la peine de l'ouvrier en même temps que de la valeur marchande de l'objet, on est plus proche de la réalité. Que sera donc le salaire juste ? Une rémunération pour l'effort accompli : c'est le minimum nécessaire à la subsistance, à la réfection des forces du salarié 2 ; une rémunération proportionnée en outre à la valeur du travail fourni ; c'est un supplément qui distingue la paye des bons ouvriers de celle des médiocres.
Source : Gallica

Pierre Mazas Le fondement de l'obligation aux allocations familiales (1936)

Il est vrai qu'il faut tenir compte dans ce « salaire familial » de tous les revenus de la famille ouvrière : salaire de l'homme, salaires d'appoint de la femme et des enfants en âge de travailler. C'est la famille tout entière qui doit vivre de l'ensemble de ses ressources. Mais si, par la force des choses, le père de famille était seul à gagner, nous n'hésiterons pas à dire que sa rémunération doit suffire à tous, dans les limites de la richesse générale. En tous cas, le salaire ne saurait être que familial.
Source : Gallica

Pierre Mazas Le fondement de l'obligation aux allocations familiales (1936)

« Inutile de demander à Langenstein, dit M. l'abbé Rocha, si le salaire doit suffire non seulement aux besoins du travailleur, mais par surcroît aux besoins de sa famille. Pareil problème ne se pose pas à son esprit. La condition d'état est une réalité indivisible à laquelle père, mère, enfants participent dans la plus étroite communauté. Le sort de l'un est celui de tous, et il n'est pas possible que le salaire soit suffisant pour celui sur qui retombent les charges de famille, sans l'être en même temps pour l'ensemble de sa famille ».
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature