Résumé

Projet de constitution algérienne… (1870)

La commune doit être réglée avant la province, avant l'État, qui ne sont que des fédérations de communes ; car la commune est le premier degré, seul, fatal et volontaire, tout à la fois, d'association entre les hommes. Cette association libre constitue la cité, le citoyen. On conçoit un pays libre n'ayant que l'organisation communale ; on ne peut concevoir une République centralisée, dans laquelle la commune n'existerait pas, ou ne serait qu'un rouage administratif.
Source : Gallica

Projet de constitution algérienne… (1870)

Les bureaux de préfecture, rouage inutile, instrument de despotisme, inventés par un usurpateur de la souveraineté nationale, doivent disparaître de l'Algérie, dans laquelle on n'aurait jamais dû les installer. Qu'est-il besoin qu'un commis, plus ou moins laborieux, plus ou moins intelligent, plus ou moins besogneux, décide s'il y a lieu de placer une fontaine dans une commune qu'il n'a jamais vue et qu'il ne visitera peut-être jamais.
Source : Gallica

Projet de constitution algérienne… (1870)

Ce projet de Constitution s'occupe d'abord des droits du citoyen, puis de la commune, etc., en finissant par la réglementation des pouvoirs généraux du pays, parce que la souveraineté réside dans l'individu, qui peut bien déléguer une portion de l'exercice de ses droits, à titre de mandat, mais qui ne peut jamais les abdiquer. Tout pacte social supposant la délégation de la souveraineté à une famille, ou à une caste, ne peut être qu'un fait brutal de la force imposant la servitude à une nation
Source : Gallica

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