François Leblanc de Prébois

Résumé

François Leblanc de Prébois Bilan de l'Algérie à la fin de l'an 1864… (1865)

Sauf le budget de l'armée, qui serait également payé en France, l'Algérie ne demande aucun sacrifice à la métropole; elle ne lui demande que la liberté d'action qui lui manque, non cette liberté qui tend sans cesse à supplanter le gouvernement, mais la liberté au peuple de veiller lui-même à ses intérêts et de n'en confier la gestion qu'a des hommes de son choix, mais la mise en pratique réelle de la maxime : que si on peut bien gouverner de loin, on n'administre bien que de près.
Source : Gallica

François Leblanc de Prébois Bilan de l'Algérie à la fin de l'an 1864… (1865)

Non-seulement le revenu le plus clair du pays arabe passe entre les mains des chefs arabes, mais encore toute la production des indigènes est paralysée par leurs exactions : on se refuse, en effet, à tout travail producteur, lorsqu'on a la certitude, comme l'ont les Arabes, de ne jamais pouvoir recueillir et conserver le fruit de son travail. Et tout cela se fait au nom de la France. Qu'on juge quelle haine doit accumuler contre nous, chez les Arabes, le gouvernement franco-arabe !
Source : Gallica

François Leblanc de Prébois Bilan de l'Algérie à la fin de l'an 1864… (1865)

Lorsque l'administration d'un pays où tout est à faire, est laissée aux populations, elles apprennent promptement qu'en travaillant pour la prospérité et la richesse publiques, elles travaillent pour leur propre prospérité et leur propre richesse.
Si l'on laisse a la population coloniale, la liberté de développer les richesses du pays, je prévois qu'avant peu d'années, l'Algérie pourra défrayer la métropole du budget de l'armée et s'en fera gloire, et afin que l'on ne puisse douter de la possibilité de ce résultat, je citerai un exemple.
Source : Gallica

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