Résumé

La famine en Algérie et les discours officiels… (1868)

Comme révolution politique, il faut donner aux Européens des institutions civiles, proclamer l'assimilation complète de l'Algérie à la France, maintenir fortement le lien national et patriotique qui nous unit à elle, mais émanciper les communes, ainsi que l'avait promis la lettre de l'Empereur, et nous rendre les droits politiques qui nous ont été enlevés le jour où, de citoyens, nous sommes redevenus sujets.
Source : Gallica

La famine en Algérie et les discours officiels… (1868)

« Si la récolte est bonne, le crédit de 2 millions nous suffira. »
Pourquoi venez-vous donner encore à la France une fausse idée de la situation ?
Pourquoi venir affirmer que si la récolte est bonne, on n'aura plus besoin de rien ?
Une bonne récolte ne peut profiter qu'à ceux qui ont semé ; et la plus grande partie de ceuxlà peut supporter encore une mauvaise année.
Mais les Indigènes qui n'ont pas ensemencé, en quoi la récolte prochaine peut-elle améliorer leur sort ? Ils continueront à mendier et à mourir !
Source : Gallica

La famine en Algérie et les discours officiels… (1868)

Les 2,400,000 fr. votés libéralement par le Corps législatif tomberont donc comme une goutte d'eau dans l'abîme d'infortune que les errements turcs ont creusé sous les pieds des Arabes. Cela fait 2 fr. 40 c. par tête pour un million d'êtres humains en proie à la famine, au typhus, à d'affreuses maladies. La mortalité est efrayante. Le Moniteur de l'Algérie a reconnu que Constantine était un des points les plus épargnés, et pourtant, dans le mois de mars qui vient de s'écouler, on y a constaté, sur 46 naissances seulement, 288 décès
Source : Gallica

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