Prosper Rambaud

Résumé

Prosper Rambaud Bienheureux les pauvres d'esprit… (1861)

La liberté est une arme dont les catholiques doivent se servir, qu'ils ne peuvent aliéner, par laquelle leur mort peut devenir un témoignage. La liberté leur a été donnée pour servir la justice et la vérité, car c'est ainsi que Dieu veut être servi.
Les devoirs des catholiques ne sont donc pas seulement la charité, mais la fermeté. Ils ne peuvent aimer le bien sans haïr le mal, et s'ils sont tenus à pardonner aux méchants, ils sont obligés à s'opposer à leurs oeuvres; ils doivent obéir aux lois, ils ne peuvent obéir à l'arbitraire
Source : Gallica

Prosper Rambaud Bienheureux les pauvres d'esprit… (1861)

Les défenseurs de l'ordre forment alors, si vous le voulez, le parti des honnêtes gens, leurs adversaires celui des mécontents. Mais les uns et les autres agissent par le même motif : les uns, attachés à conserver ce qu'ils ont, les autres attachés à acquérir ce qu'ils n'ont pas et qui est la condition sine qua non de tout contentement.
Hélas ! quand une société a abjuré tout principe pour ne s'attacher qu'à l'intérêt; quand elle fait mépris du dévouement; quand elle dédaigne les croyances, passant indifférente et affairée devant le bien et le mal sans lever la tête
Source : Gallica

Prosper Rambaud Bienheureux les pauvres d'esprit… (1861)

Ah ! la liberté ne naît pas de la corruption, ne vit pas en dehors de la justice, ne subsiste pas par le mensonge. Aux jours de sa liberté Rome eut des moeurs pures, elle avait en honneur le sacrifice et le devoir, et dédaignait la vanité. Mais Rome souillée par les pourceaux d'Épicure et travaillée par les sophistes fut écrasée sous le talon des empereurs. Tant il est vrai que la liberté n'est donnée qu'à ceux qui savent la mériter.
La liberté n'est pas une abstraction, et ne s'achète pas par des phrases.
Source : Gallica

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