Résumé

Raoul Postel Une rectification dans l'histoire du fédéralisme en Normandie… (1867)

Les tendances girondines de la contre-révolution, cette haine profondément enracinée qui animait les patriotes caennais contre la sanglante faction maratiste, ne devaient-elles pas réveiller dans l'âme endolorie des proscrits un peu de cette chaleur vitale qui fait toute la force de l'homme? L'insurrection ne demandait qu'un nom qu'elle pût inscrire sur ses enseignes : au fond, c'était peu de chose , mais c'était chose faeile. Tant d'autres eussent obéi à une inévitable tentation ! Au lieu de se laisser aller à cette impulsion si aisée, que font
les Girondins ?
Source : Gallica

Raoul Postel Une rectification dans l'histoire du fédéralisme en Normandie… (1867)

Ils ne croyaient guère, je le sais, à la réussite de l'entreprise : le Fédéralisme n'était pour leurs esprits blasés et meurtris qu'une folle et vaine utopie, qui ne méritait pas même leur approbation, ne futelle que tacite. C'est souvent avec de pareilles dispositions d'esprit que l'on perd le gain des batailles : les réactions populaires ne sont puissantes que par la foi que l'on a ou que l'on parait avoir en elles ; le défaut de confiance et l'irrésolution les brisent.
Source : Gallica

Raoul Postel Une rectification dans l'histoire du fédéralisme en Normandie… (1867)

L'insurrection est bien morte.
On peut donc dire que jamais bataille plus insignifiante n'eut des conséquences plus considérables ; que jamais déroute militaire n'entraîna une déroute plus complète (1) .
Ainsi peut-être se trouvera expliqué le sens au moins équivoque de cette lettre que Wimpffen écrivait, en juin 1793 , au général Custine, lettre dont on se servit au procès de l'un et de l'autre : « Gardez vos bataillons, chargez-vous des ennemis
« du dehors, et je me charge de ceux de Vintérieur. »
Source : Gallica

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