Résumé

Th. Bentzon Les Sociétés communistes aux États-Unis

II Comme la société des trembleurs, celle d’Harmonie met aux premiers rangs parmi les vertus l’humilité, la simplicité, le sacrifice, l’amour du prochain, le travail, la prière et l’examen de soi-même, prescrivant le célibat et la confession des péchés, mais elle méprise le spiritisme et attend le nouvel avènement du Christ. Harmonie, après avoir été très florissante, parait toucher à cette décadence qui menace toute société laïque dont les membres ne se renouvellent pas par le mariage.
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Th. Bentzon Les Sociétés communistes aux États-Unis

L’enthousiasme se joint chez lui à la logique et au bon sens ; du reste, son idée fixe est d’appliquer ce qu’il possède de science à la prolongation de l’existence humaine. Grand, légèrement voûté, il a une physionomie à la fois sympathique et vénérable. Ce fut lui qui me fit les honneurs de l’établissement : le Mont-Liban est merveilleusement situé à deux milles et demi des sources du même nom parmi les collines du Berkshire. La vue y est étendue, variée, l’air pur et fortifiant, l’eau abondante. Jamais société ascétique ne choisit pour asile ici-bas un lieu plus paisible et plus charmant.
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Th. Bentzon Les Sociétés communistes aux États-Unis

Dans le partage égal de tous les biens de ce monde, les perfectionnistes ne se sont pas même réservé la famille ; femmes et enfans sont en commun, avec des restrictions toutefois qui empêchent cette règle d’être aussi favorable au sensualisme qu’on pourrait le supposer d’abord. Le mariage complexe, où se combinent avec une audace sans précédent la polygamie et la polyandrie, autorise tout homme et toute femme faisant partie de la société à cohabiter librement après avoir obtenu le consentement l’un de l’autre non pas dans des entretiens particuliers, mais par l’intervention d’un tiers.
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