Résumé

Portrait de Thomas Couët Thomas Couët Le bois, voilà l’ennemi !

Or voilà qu’un jour — il fallut attendre quinze ans — on apprend que la forêt s’ouvre du nord au sud, des rails d’acier se posent sur le sol découvert et fraîchement remué, et bientôt la locomotive du Grand Tronc apparaît aux yeux de tous, apportant avec elle une activité prodigieusement féconde. Dix ans plus tard ; vingt-cinq paroisses s’échelonnaient le long du chemin de fer ; car le chemin de fer, comme le fleuve, c’est la grande route ouverte à tous, permettant au trafic de passer, apportant et emportant les denrées qui font vivre le commerce et assurent la subsistance du cultivateur.
Source : Wikisource

Portrait de Thomas Couët Thomas Couët Le bois, voilà l’ennemi !

En France, en Belgique, en Hollande, en Allemagne, partout, sauf en Amérique, il est bien rare que le petit propriétaire terrien possède plus de dix à vingt acres. Et sur ce petit lopin de terre, il vit, sa famille vit, il ne s’enrichit peut-être pas beaucoup lui-même, mais il enrichit son pays de ses épargnes. Ne sait-on pas que le paysan français est devenu le banquier de l’Europe ? Aussi l’étranger qui arrive chez nous, et voit ces immenses domaines, la propriété d’un seul, n’est pas loin de penser que celui-ci est un grand seigneur.
Source : Wikisource

Portrait de Thomas Couët Thomas Couët Le bois, voilà l’ennemi !

Comme les transformations agraires se font à petit bruit, par petits coups, on a peine à retrouver la trace d’une forêt abolie, ou d’un carré de bruyère remplacé par un carré de choux ; mais le passé rural est plein de changements de culture d’une même terre à travers les âges et les vicissitudes causées par des concurrences nouvelles. Les partis successifs que l’agriculture a su tirer du sol français, l’emploi qu’elle en a fait depuis des siècles ont été des plus variables.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature