Résumé

Un roi tombe. Qui l'a tué ? (1934)

Sous le divertissant prétexte que la Serbie s'est sacrifiée pour la libération des Croates, des Slovènes et des autres, et qu'il lui faut rembourser ses frais, la bourgeoisie serbe régnante se livre alors à un pillage systématique des pays non-serbes. Ceux-ci ont apporté à la Yougoslavie une industrie développée, un épais réseau de chemins de fer et de routes, des canaux et des rivières régularisées, des mines, des bois inépuisables, des ports et 700 kilomètres de côtes sur l'Adriatique, des écoles et des institutions culturelles modernes.
Source : Gallica

Un roi tombe. Qui l'a tué ? (1934)

La provocation n'est d'ailleurs pas toujours affaire d'organisation, mais aussi parfois d'utilisation opportune d'événements imprévus. Les éléments dispensent alors les provocateurs d'organiser leurs drames : le feu, par exemple, lorsqu'il dévore le navire Georges-Philippar ou l' Atlantique et qu'il permet de crier à la malveillance soviétique. La vitesse, lorsqu'elle est inconsidérément exigée par l'ivresse de la rationalisation capitaliste, et qu'elle jette la locomotive hors des rails : il n'est alors que de crier, comme à Montereau, au sabotage.
Source : Gallica

Un roi tombe. Qui l'a tué ? (1934)

Sous l'influence de la révolution russe, les paysans incendiaient les châteaux des féodaux et des grands propriétaires; ils procédaient au partage de leurs terres. La classe ouvrière voulait également suivre l'exemple russe. Seule l'armée serbe pouvait sauver la bourgeoisie, les bourgeoisies, de leur situation pénible. Certes, l'unification représentait pour elles une humiliante subordination à la bourgeoisie serbe, mais c'était pourtant un salut en comparaison avec le gouvernement des ouvriers et des paysans.
Source : Gallica

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