Résumé

Voyage de S. A. Mme la princesse Baciocchi à Brest… (1861)

Jetée au milieu de mers redoutables, l'île d'Ouessant est la sentinelle avancée de l'ancien monde. Les hommes qu'elle nourrit semblent avoir une mission providentielle à remplir. Quand la tempête éclate, et elle a, dans ces parages, des fureurs à faire trembler les cœurs les plus solides, on voit s'élancer sur les lames les pilotes qui courent au secours des navires en perdition. Quand la France a besoin d'armer ses vaisseaux, un roulement de tambour suffit pour rassembler tous les hommes de l'île, jeunes et vieux, célibataires et pères de famille.
Source : Gallica

Voyage de S. A. Mme la princesse Baciocchi à Brest… (1861)

Mais les austères jouissances du sacrifice ne sont pas les seuls besoins de l'homme ; il faut, pour qu'une population s'accroisse, qu'un pays produise au moins le pain nécessaire à la vie, et le but que la civilisation se propose est de donner, tout en élevant au plus haut point les caractères, la légitime satisfaction due aux besoins matériels. Or, si l'île d'Ouessant est riche
de vertus mâles, elles est douloureusement pauvre de tout ce qui fait la vie douce.
Source : Gallica

Voyage de S. A. Mme la princesse Baciocchi à Brest… (1861)

ILE D'OUESSANT.
S. A. Mme la princesse Baciocchi, qui était venue à Brest présider à la cérémonie de Guipavas dont nous avons rendu compte, ayant appris combien les deux îles d'Ouessant et de Molène étaient dignes de son intérêt, a voulu s'y rendre, afin de voir elle-même leurs habitants et de donner ainsi aux populations maritimes un témoignage particulier de la sollicitude que l'Empereur a pour elles.
Une excursion à Ouessant est toujours difficile. C'est un voyage de trente-trois milles, c'est-à-dire de 60 kilomètres, à travers des écueils et des courants dangereux dans tous les temps.
Source : Gallica

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