Résumé

É. Delécluze Dante était-il hérétique ?

On le sait à présent, M. Rossetti croit, non sans quelque raison, que tous les écrits de Dante ont été composés dans un intérêt politique. Il était donc important et indispensable pour lui de prouver que l’amour platonique est comme les phrases, comme les signes dont il a été question, un voile, un emblème, au moyen desquels les sectaires anti-papistes, impérialistes, gibelins, exprimaient leurs opinions et leurs espérances, répandaient leurs doctrines et attaquaient la puissance de leurs adversaires. C’est aussi ce qu’il s’efforce de faire.
Source : Wikisource

É. Delécluze Dante était-il hérétique ?

DANTE
ÉTAIT-IL HÉRÉTIQUE ? [1] Dans le temps où nous vivons, tous les efforts de l’imagination, toutes les études des hommes semblent tendre d’une manière fatale à détruire nos illusions. Les esprits même le plus naturellement disposés à se nourrir des nobles chimères, principal héritage des siècles passés, ne peuvent s’empêcher de les considérer d’un œil curieux, de vouloir connaître leur véritable nature, de les soumettre enfin à la coupelle de l’analyse. On dirait qu’à toutes les passions éteintes la curiosité seule a survécu.
Source : Wikisource

É. Delécluze Dante était-il hérétique ?

Enfin, en comparant les poésies provençales avec celles des Italiens dantesques, j’y ai trouvé encore une différence caractéristique : c’est que la jalousie, qui joue un si grand rôle dans les compositions des troubadours, n’est jamais exprimée dans les vers amoureux de Dante et de Pétrarque. Évidemment un amour sans soupçon, sans inquiétude, ne peut être inspiré que par un être tellement supérieur à notre nature que l’on doit le croire imaginaire ou divin, sans courir la chance de passer pour avoir une idée défavorable du beau sexe.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature