Émile Coquatrix

Apollon (1875)

Résumé

Émile Coquatrix,  Apollon (1875)

“ MIDAS.
De l'or je veux de l'or. SILÈNE.
Qu'exauçant vos désirs le Sort vous en envoie, Vous imaginez-vous qu'alors tout sera joie, Et que dans l'opulence, exempt de tout ennui, Vous régnerez heureux, plus heureux qu'aujourd'hui, N'ayant que l'embarras du choix pour vous distraire ?
Je suis, sur ce point-là, d'un avis tout contraire.
Souvent, plus qu'on ne croit, la richesse appauvrit, Ce qu'on gagne en orgueil, on le perd en esprit.
Buvons ! vidons gaîment notre coupe remplie Sans regarder au fond s'il tombe un peu de lie.
”
Source : Gallica

Émile Coquatrix,  Apollon (1875)

“ Après avoir reçu les dons de tous les dieux Pandore subissait son épreuve sur terre Pas le moindre chagrin n'a terni ses beaux yeux Mais il est un secret qu'on crut devoir lui taire Et qu'un mauvais destin la pousse à découvrir.
Cette boite charmante et dont elle est charmée Pourquoi veut-on, là-haut, qu'elle reste fermée Et lui fait-on, ici, défense de l'ouvrir !
Une voix douce et calme Lui disait chaque jour.
Mérite ici la palme De l'éternel séjour
Ne va jamais au fond des choses Heureux pour toi sont les effets, Respire la frafcheur des roses Sans du parfum chercher les causes.
”
Source : Gallica

Émile Coquatrix,  Apollon (1875)

“ Midas au bout du mois compta dans son trésor En superbes lingots de fabuleuses sommes, Et je crois qu'il possède, au moment où nous sommes,
Cinq mil cinq cents talens, pas moins —si nous comptions Comme on compte aujourd'hui — trente-et-un millions.
De tout cet or il fait d'abord un digne usage Un bienfait chaque jour signale son passage,
Jamais plus larges dons, — hommage aux Immortels, — Dans le Temple des Dieux n'ontorné les autels.
”
Source : Gallica

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