Étienne de Senancour, Valombré : comédie en cinq actes et en prose (1807)
“ SCÈNE IV. VALOMBRÉ seul. VALOMBRÉ. QUELLE marche insidieuse !... Mais toujours l'oeil observateur saisit quelqu'instant où l'on s'oublie. – Celimene a des graces, de la beauté, de l'esprit sur-tout. Mais il lui manque l'ame d'Angelique. – Quel contraste ! – Celimene... – Laissons Celimene. – Angelique, toujours sensible et vraie Si jamais elle aime.. – Vains songes qui abusent si souvent !... Les regrets, le vide, voilà mon partage. Celimene vient de me le dire. – Angelique... que d'amabilité réelle ! quelle ame pure et aimante ! – Aimerais-je moi ?... Plaignons celui qui n'a jamais aimé... ”
