Harlette

Définition et enjeux

Nicolas de Séménow,  Sous les chênes verts, par N. de Séménow (1883)

“ Harlette, toute heureuse qu'elle fût d'être délivrée des angoisses de sa jalousie et de ses doutes poignants, heureuse surtout de renaître à la vie, car elle s'était déjà vue enfermée dans un cloître pour le reste de ses jours, Harlette éprouvait plus que lui un malaise, une émotion qui n'étaient pas le remords, qui ne ressemblaient pas non plus à des regrets, mais qui lui causaient une grande confusion. ”
Source : Gallica

Nicolas de Séménow,  Sous les chênes verts, par N. de Séménow (1883)

“ De ma cousine Harlette, fit-il timidement.
– Harlette ! Harlette ! Mais non, ce n'est pas possible ! fit-elle en lui saisissant les deux mains et en le regardant avec égarement.
– C'est elle que j'aime, répondit Norbert de sa voix mélodieuse.
La comtesse resta un moment comme abasourdie. Elle respirait péniblement, elle suffoquait de colère. Puis, comme les gens très emportés, qui savent mieux que les autres se dominer dans les grandes occasions,
elle reprit une apparence de calme.
”
Source : Gallica

Portrait de Daniel Darc Daniel Darc,  Le péché d'une vierge (1881)

“ Mais Harlette les chantait avec une voix fraîche, étendue, bien timbrée, et surtout avec une justesse d'expression
qui surprit son aristocratique auditoire, fort expert en art musical.
L'abbé, décidément intéressé, s'offrit à donner de temps en temps quelques conseils à la jeune fille, et la baronne renchérissant, décida qu'Harlette prendrait régulièrement, deux leçons par semaine.
Madame de Soldiern, qui méditait d'organiser à l'automne la comédie et l'opérette, pensait que la petite pourrait, à l'occasion, lui être de ressource, pour les rôles sacrifiés, dont personne ne veut.
”
Source : Gallica

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