Mlle de La Ralphie

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Le Roy Eugène Le Roy Mademoiselle de la Ralphie (1906)

Mlle de La Ralphie fut d’abord distraite par sa maternité et par son idolâtrie pour le petit Gérard. Elle éprouvait bien cette tendresse infinie des jeunes mères qui, dans sa première expansion, fait quelque peu tort à l’amant ou à l’époux, mais son affection était fortement empreinte de l’orgueil qui lui avait fait avouer l’enfant comme le rejeton des La Ralphie. Jamais poupon ne fut plus choyé, paré, adulé, et même respecté, que ce petit être. Sa mère seule et la nourrice avaient licence de l’embrasser ; quant aux autres, nul ne pouvait que lui baiser la main.
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Portrait de Eugène Le Roy Eugène Le Roy Mademoiselle de la Ralphie (1906)

Cette fille robuste, taillée comme une hache, forte comme un homme, qui, à coups de quenouille, avait plus d’une fois disputé ses brebis aux loups, qui n’avait peur de rien, sauf du diable et des revenants ; cette paysanne, rude et fruste, avait pour Mlle de La Ralphie une affection humble et dévouée, ardente jusqu’à l’exaltation. Jamais elle n’était plus heureuse que lorsque la Martille s’en allait à Guersac, parce qu’alors elle la remplaçait près de sa maîtresse qu’elle faisait parfois sourire par ses naïvetés.
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Portrait de Eugène Le Roy Eugène Le Roy Mademoiselle de la Ralphie (1906)

Mlle de La Ralphie aimait beaucoup ces propos sémillants où brillait la frivolité de cette société pour qui l’amour n’était plus, selon le mot connu, que « l’échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes ». Sans se départir de ses vieilles formes pleines d’urbanité, le commandeur avait cette hardiesse des gens qui se croient au-dessus des bienséances vulgaires, et il avait gardé ce secret du dix-huitième siècle de dire tout, ou à peu près, d’une façon décente. Valérie était enchantée qu’il ne la traitât pas en petite fille
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