Gaston Dubreuilh

Élements biographiques

Gaston Dubreuilh L'école du dilettante (1895)

Nous ne saurions approuver les définitions habituelles : harmonie, sons simultanés ; mélodie, sons successifs. Une oeuvre peut renfermer un grand nombre de sons simultanés, d'accords, et ne révéler aucun génie harmonique : si ces accords appartiennent à une même tonalité, s'ils ne modulent pas, l'oeuvre est outrageusement pauvre d'harmonie ; tandis qu'un simple chant, un dessin, succession de sons sans accords et sans aucun accompagnement, émane nécessairement du génie de l'harmonie s'il est modulant, comme l unisson de l'Africaine par exemple.
Source : Gallica

Gaston Dubreuilh L'école du dilettante (1895)

Les musiciens ont une tendance à pimenter de plus en plus leurs oeuvres avec ces artifices de réalisation.
Les moins doués finissent par ne plus voir dans leur art que la forme, la technique, le métier, et c'est le plus fort en thème qui devient à leurs yeux le plus grand maître ; ce qui justifierait presque cette opinion exagérée de Grétry : « Moins un compositeur a de génie, dit-il, (7e livre des Essais) plus il se fortifie en science, pour être quelque chose. »
Source : Gallica

Gaston Dubreuilh L'école du dilettante (1895)

Ce qu'on écoute en réalité, c'est tout simplement la voix du chanteur et peut-être aussi quelques ondulations mélodiques et inflexions de voix plus ou moins gracieuses ; aussi la mélodie chantée au concert par un chanteur dont la voix est souvent trop forte pour les harmonies du piano et sur laquelle se concentre forcément toute l'attention de l'auditoire, nous parait un contre-sens artistique.
Source : Gallica

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