Jacques Langlais

Élements biographiques

Jacques Langlais La République sociale, lettres à un électeur de la Sarthe… (1850)

Tout citoyen paie l'impôt, en proportion de sa fortune et de ses facultés. Tel, par exemple, a mille francs de revenu, et paie cents francs de contributions. Tel autre possède dix mille francs de revenu; il paiera mille francs: dix fois davantage, suivant la quantité de biens protégés. L'égalité, en matière d'impôt, n'a aujourd'hui qu'un seul ennemi : c'est le socialisme. Supposez le succès de la République sociale, et demain l'impôt progressif, c'est-à-dire l'inégalité, serait la loi. Une caste nouvelle sortirait de cette révolution, faite au nom de l'égalité.
Source : Gallica

Jacques Langlais La République sociale, lettres à un électeur de la Sarthe… (1850)

S'endormir dans l'optimisme , ce serait donc courir le risque de se réveiller au toesin d'une révolution nouvelle; et il n'est pas une classe dans la société qui n'ait intérêt à la prévenir ; car elle les menace et les atteindrait toutes ; le pauvre comme le riche, le travail comme la propriété. C'est un océan sans limites, d'où l'on ne voit plus de terres.
Le péril est commun ; que la défense soit donc commune. Le socialisme n'est pas une nouveauté dans le monde. L'Allemagne l'a connu au XVIe siècle; l'Angleterre au XVIIe ; il a failli étouffer la République américaine à son berceau.
Source : Gallica

Jacques Langlais La République sociale, lettres à un électeur de la Sarthe… (1850)

C'est la gloire des temps modernes d'avoir restitué au travail l'estime, qui lui appartient; et cette estime ne cessera de grandir, que du jour où la civilisation marcherait à la décadence. Mais la variété des tâches est infinie; et le travail est partout dans le monde. Pendant qu'une partie de la nation laboure, tisse , navigue, construit, l'autre partie juge, instruit, combat, administre, gouverne. Le pays a besoin de ces deux genres de travail ; et il n'appartenait qu'à la démagogie, de flétrir du nom d'oisif quiconque ne manie pas la lime ou le rabot.
Source : Gallica

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