Jean Labouderie Panégyrique de saint Louis, roi de France… (1824)

Qui redira la magnanimité de Louis sur ces plages barbares, luttant contre la faim et contre la soif, harcelé par des hordes de brigands, plus encore par l'intempérie de la saison, par l'inclémence de l'air, par des besoins de toute espèce, et par des fatigues excessives ?
A peine l'armée est-elle descendue dans une péninsule, malgré les efforts des infidèles, qu'elle est exposée à des attaques continuelles qui lui font un mal incroyable. Des nuées d'Africains s'acharnent à sa destruction, et ne lui laissent pas un instant de repos.
Source : Gallica

Jean Labouderie Panégyrique de saint Louis, roi de France… (1824)

Par-là, il en fait une nation laborieuse, simple dans ses mœurs, accoutumée à vivre de peu, pourvoyant facilement au nécessaire; une nation innombrable, saine, vigoureuse, robuste, qui fuit les voluptés, qui est exercée à la fatigue, qui pratique la sobriété, qui n'est point attachée aux douceurs d'une vie lâche et délicate, qui sait mépriser les délices de la corruption; qui aimeroit mieux mourir que de se laisser ravir cette liberté modérée dont elle jouit sous un roi éclairé qui n'est appliqué à régner que pour faire régner la justice et la religion.
Source : Gallica

Jean Labouderie Un mot sur la constitution, par un vicaire de Paris… (1814)

Il n'en est pas de la cité de la terre, comme de la cité d'en haut, où il n'est de récompense que pour la foi véritable. Cependant, pourquoi ne pas accorder une prééminence au culte de la majorité ? Lorsque tous les corps sont réintégrés dans la plénitude de leurs droits, comment se fait-il que le clergé catholique demeure enseveli dans l'opprobre où l'avait plongé la révolution la plus désastreuse ? La résurrection n'est-elle pas générale? Et quand l'Etat tout entier est dans la joie la plus complette, veut-on laisser dans le deuil les ministres de la religion , les amis du trône?
Source : Gallica

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