Jean de Schélandre

Élements biographiques

Jean de Schélandre Notice sur Jean de Schelandre, poëte verdunois… (1856)

Belcar, amené blessé à Tyr, a été confié par le roi aux soins de de ses deux filles, Cassandre et Méliane. Chez l'une et chez l'autre, la pitié pour le captif, l'admiration pour le héros, ont triomphé du ressentiment naturel contre l'ennemi de la patrie. L'auteur, dans la composition du caractère des deux princesses, a fait une seconde fois preuve de son intelligence des oppositions : autant le courage de Belcar, sage et brave, est différent de l'intrépidité impétueuse de Léonte, autant l'amour de Méliane, douce et tendre, diffère de la passion concentrée, sombre et violente de Cassandre.
Source : Gallica

Jean de Schélandre Notice sur Jean de Schelandre, poëte verdunois… (1856)

A peine donc la douce Méliane a-t-elle gagné par ses roucoulements la vieille gouvernante à son parti, que Cassandre s'en vient faire éclater la tempête de son désespoir et de ses larmes : ses yeux, éveillés par l'amour et la jalousie, ne lui ont pas laissé ignorer l'intelligence de Belcar avec sa soeur, et elle serait près de se réjouir du supplice qui l'enlève à sa rivale, si son amant perdu n'était pas pour elle un pire malheur que sa vengeance trompée. En voyant sa fille chérie, se vouer à tous les genres de mort, Almodice sent remuer ses entrailles de nourrice.
Source : Gallica

Jean de Schélandre Notice sur Jean de Schelandre, poëte verdunois… (1856)

Méliane n'ait par vengeance assassiné sa soeur. Méliane, d'un mot, pourrait prouver son innocence, mais Belcar, ingrat ou infidèle, n'est-il pas pour elle deux fois la mort? Elle se résigne du même coup au silence et au supplice. Le discours qu'elle adresse au peuple avant de mourir fait pleurer le bourreau lui-même, et peut-être se verraitelle obligée de l'encourager, lorsque Belcar arrivant se déclare à grands cris le seul coupable, et ordonne de surseoir à l'exécution.
Source : Gallica

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