Louis Blairet,  Vive la République (1880)

“ Les adversaires de la République profitent de cet état de choses pour en rejeter la responsabilité sur la forme de notre gouvernement. Ils oublient qu'en Espagne, en Allemagne, en Prusse surtout, pays gouvernés par des monarques, la crise ouvrière est cent fois plus terrible qu'en France.
Nous subissons, depuis deux ans, le contre-coup de la guerre d'Orient.
Quand une guerre eclate quelque part, pour quelque cause que ce soit, c'est un malheur universel. Les industries chôment, le commerce ne va plus, les commerçants vont à la ruine et les ouvriers sont sans travail, sans pain.
”
Source : Gallica

Louis Blairet,  Vive la République (1880)

“ Mais si les riches donnent aux pauvres, mais si chacun se prive au profit de ceux qui n'ont rien, c'est parce que tous subissent, bon gré, mal gré, l'ascendant de la République c'est parce que tous ont confiance, et qu'ils reconnaissent faire oeuvre véritablement humanitaire — ce qui ne s'est jamais fait à ce point sous aucun gouvernement monarchique.
La charité accomplit ce miracle, d'obliger tous les ennemis de la République à reconnaître qu'elle est bien le gouvernement de tous pour tous, que la solidarité existe effectivement aujourd'hui.
”
Source : Gallica

Louis Blairet,  Espagne et Cuba : situation politique… (1869)

“ Loin de donner des preuves qu'ils connaissaient le crédit et la manière de s'en servir, ils ont prouvé le contraire. L'Espagne n'a pas un Fould qui, ayant donné la plus grande importance au crédit de la nation, sauva la France des embarras du moment, et lui
conserva l'honneur qui doit être considéré comme primordial.
Les finances espagnoles de Cuba sont créées par les confiscations et séquestrations faites des biens de tous ceux qui sont suspectés dans leur opinion, — monstruosité réservée aux soi-disant libéraux de septembre, malgré l'article 13 de la récente Constitution.
”
Source : Gallica

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