Louis de Romeuf

Élements biographiques

Louis de Romeuf Édouard Schuré

« Roman-poème, c’est-à-dire un roman qui n’est pas seulement le roman de la vie intérieure, mais encore et surtout le roman de la vie supérieure ; roman qui évoque en chaque être humain le héros ; qui n’est pas une planche d’anatomie morale, mais une statue de l’énergie intime » — telle est l’excellente définition que donnait Henry Bérenger à propos de l’Ange et la Sphynge [4] .
Dans ce livre comme dans la Prêtresse d’Isis, c’est l’éternelle bataille entre la bête et l’ange, entre la chair et l’esprit.
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Louis de Romeuf Édouard Schuré

Écrites sur les conseils de Marguerite Albana, ces pages frémissantes devaient expliquer et prouver le bien-fondé d’une thèse aussi vaste que le monde. Car la philosophie de Schuré avait résolu de n’être point égoïste. Se confiner dans la tour d’ivoire d’un Nietzsche, s’assurer un système commode pour apaiser sa propre conscience et ignorer systématiquement celle des autres, voilà qui eût été peut-être d’un cerveau fort, mais d’un cœur étroit. Le cœur de Schuré, égal à son âme, conçut le dessein de réconcilier les hommes qu’a divisés depuis toujours la multiplicité des autels.
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Louis de Romeuf Édouard Schuré

D’un bout à l’autre des siècles s’étendait une colossale guirlande, nouée d’une part au Sphynx des Pharaons, de l’autre à l’étable de Bethléem, qui offrait une trame absolument homogène et reflétait ces deux croyances immuables au cœur de l’homme : l’âme distincte du corps, l’immortalité de cette âme après la ruine de ce corps et de son évolution ascendante dans l’univers par le principe de la réincarnation.
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