Léopold Laluyé, Poésies (1872)
“ Oh ! non ! la poésie esc bien plus près de Dieu ! C'est le premier sourire ou le dernier adieu ; C'est l'oiseau gazouillant sur l'arbre où l'on repose, Le parfum de la fleur que le soir on arrose, Le regard d'une femme aux yeux éblouissants, Le premier rendez-vous qu'on obtient à seize ans ; C'est une allée ombreuse, au bout d'une prairie Qu'on traverse, le front tout plein de rêverie ; C'est le cri de l'enfant de sa mère entendu, L'insecte étincelant dans la mousse perdu, A travers les vallons le vent frais qui murmure, La poésie enfin, c'est toute la nature. ”
