M. Edmond Renauld

Élements biographiques

M. Edmond Renauld Le Tour du monde

Soudain, levant Les yeux vers la voûte, pour en estimer la hauteur, j’aperçois dans la paroi nord, à 8 ou 10 mètres d’élévation, une immense fente, toute noire, qui semble se prolonger. Nul doute, cela va plus loin. Aussi je crie plein de joie à Pavie, qui est au pied même de la muraille : « Viens voir l’énorme faille là-haut ! viens vite ! » Pour toute réponse : « Laisse-la donc tranquille, ta faille, et viens me sortir d’ici, j’étouffe ». Pauvre Pavie ! il est dans une triste position ! Enfoncé dans l’argile jusqu’aux hanches, il se démène comme un diable, sans pouvoir en sortir.
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M. Edmond Renauld Le Tour du monde

Nous portant vers l’autre extrémité de la galerie, nous voyons la voûte descendre brusquement de 40 mètres pour former une arcade, au-dessous de laquelle nous passons. De l’autre côté, un spectacle sublime nous attend : une salle plutôt petite que grande (9 mètres sur 13 mètres) ; sur le côté droit, un énorme bloc de calcaire s’est détaché du plafond, qui a repris sa hauteur de 50 mètres ; tout recouvert de cristaux de carbonate de chaux, il est d’une blancheur immaculée, et le magnésium le fait briller comme l’intérieur d’un diamant.
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M. Edmond Renauld Le Tour du monde

À mon arrivée à Baume, Voisin m’annonce qu’il a beaucoup plu, que les eaux sont grandes, et qu’il craint que nous ne puissions entrer dans la grotte.
Prenant à peine le temps de changer de vêtements, je saute en voiture avec mon hôte, et nous voilà partis vers cet admirable hémicycle au fond duquel se trouve notre caverne. Il fait un temps radieux, et le soleil darde ses chauds rayons dans les moindres recoins des rochers. Les arbres sont déjà multicolores, et la légère brise qui les fait frissonner nous apporte, par bouffées, les grisantes senteurs de l’automne.
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