Pierre de Leyrat

Élements biographiques

Pierre de Leyrat Revue des Deux Mondes

Et, lorsqu’on boit à la France immortelle, M. Viviani remercie. Il salue le double rayonnement du drapeau américain et du drapeau français. « Regardez-le bien. Ici, il est calme et tranquille. Il n’est pas semblable sur notre front, tout agité par le vent et déchiré par la mitraille, mais il n’en reste pas moins, dans la main vaillante de ceux qui le portent, non seulement le signe du courage français, mais celui de la libre démocratie et de la civilisation. » A cette évocation du drapeau, l’impassible visage du maréchal s’émeut et, vers l’orateur qui s’assied, s’élargit son sourire.
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Pierre de Leyrat Revue des Deux Mondes

La guerre où le président Wilson vient d’engager les Etats-Unis n’est certes pas, quoi qu’en disent les pacifistes, la guerre de Wall Street ; mais, dans cette bataille du monde, où l’argent, plus que jamais, est un indispensable allié, Wall Street est une force. La mission de guerre française peut trouver à Washington la politique, et, sur la voie sacrée des tombeaux, de Mount-Vernon à Springfield, la tradition des Etats-Unis. Mais elle perdrait le sens des réalités si elle oubliait que, de l’Europe à l’Amérique, il existe un trait d’union.
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Pierre de Leyrat Revue des Deux Mondes

Sur la paisible nappe des eaux, que plissent à peine des rides légères, le disque du soleil s’élève dans l’air bleu. Se tournant vers l’officier américain, pilote du navire : « Que c’est beau ! s’écrie le maréchal. J’aime ce soleil. Il me fait penser à celui de mon pays, le midi de la France. »
Dans le port où les contre-torpilleurs américains prennent leur mouillage, tandis que tous les navires hissent à leur grand mât les trois couleurs françaises, la musique d’un vaisseau de guerre attaque les premières notes de la Bannière semée d’Étoiles.
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