Émile Coderre, Jean Narrache chez le diable
“ « Peut-être avez-vous un peu raison, reprit le diable. Par ailleurs, le bonhomme qui se rase ou qui tisonne, la femme qui pèle des oignons, grisés tous les deux par cette admirable musique, n’oublient-ils pas, au moins pour l’instant, ce que la vie a de quotidien, de mesquin, de terre à terre et de décevant ? » — « Bravo, monsieur le diable ! » m’écriai-je. — « Au fond, vous n’avez peut-être pas tort », fit mon oncle. — « Qui sait si, un jour ou l’autre, vous n’en viendrez pas à adorer la radio ! » ajouta le diable en riant. ”
