Résumé

A. Gaulier Réponse d'un électeur à un ancien constituant (1869)

Eh! monsieur, les morts non plus ne tressaillent pas.
Il est donc entendu que l'Empire a tout fait. Cependant vous reconnaissez que c'est grâce au principe nouveau du suffrage universel et vous écrivez : « Je ne veux pas enlever à la République le mérite de l'avoir inauguré !»
Toujours charmant, et surtout toujours modeste ; car vous auriez pu nous rappeler que, dans l'établissement du suffrage universel, vous aviez votre neuf centième de part de gloire, puisque l'assemblée dont vous étiez membre a ratifié la proclamation du Gouvernement provisoire.
Source : Gallica

A. Gaulier Réponse d'un électeur à un ancien constituant (1869)

Or on l'oublie trop souvent : Quand l'État emprunte cent millions, il les a déjà dépensés, consommés, détruits en produits équivalents. Il a envoyé des chevaux au Mexique où ils sont morts ; il a brûlé de la poudre en Crimée, acheté des vivres en Cochinchine, perdu des vaisseaux dans la mer Noire. Tout cela est détruit, anéanti, c'est une richesse de moins à l'actif social; c'est pour payer ou remplacer cela que l'État emprunte.
L'emprunt n'est pas la dépense, il n'en est que le signe indicateur, l'opération nécessaire pour solder les consommations de l'État.
Source : Gallica

A. Gaulier Réponse d'un électeur à un ancien constituant (1869)

Le fond du régime parlementaire, d'après vous, ce n'est ni la démocratie ni la monarchie, c'est L'ESPRIT FÉODAL ! Cet esprit animait les censitaires du pays légal et c'est lui qui anime aujourd'hui ceux qui réclament le gouvernement des assemblées. Hélas! que de féodaux, sans le savoir, y compris les Girondins avec lesquels, dites-vous, l'esprit féodal se redressa en face de la Montagne.
Ah! ah! monsieur le constituant, vous eussiez donc été un Montagnard? Au fait, pourquoi pas? quand on a une vraie vocation, cela n'empêche jamais de devenir sénateur.
Source : Gallica

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