A. Nélidow, Souvenirs d’après la guerre de 1877-1878
“ « Que m’importe ce que pense l’Empereur ! » s’écriait le comte Schouvaloff, « je veux savoir ce qu’il ordonne. Je ne puis prendre sur moi de trancher ces questions sans un ordre précis et catégorique. Je m’expose déjà assez à l’animadversion publique. Je sais que c’est à moi qu’on attribuera toutes les concessions que nous aurons faites, que je serai livré à la haine nationale. Cela m’importe peu. J’ai la conscience de faire mon devoir et de servir les vrais intérêts de mon pays en remplissant les ordres de mon souverain. Mais il faut que je les aie ! » ”
