Résumé

A. Nélidow Souvenirs d’après la guerre de 1877-1878

« Que m’importe ce que pense l’Empereur ! » s’écriait le comte Schouvaloff, « je veux savoir ce qu’il ordonne. Je ne puis prendre sur moi de trancher ces questions sans un ordre précis et catégorique. Je m’expose déjà assez à l’animadversion publique. Je sais que c’est à moi qu’on attribuera toutes les concessions que nous aurons faites, que je serai livré à la haine nationale. Cela m’importe peu. J’ai la conscience de faire mon devoir et de servir les vrais intérêts de mon pays en remplissant les ordres de mon souverain. Mais il faut que je les aie ! »
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A. Nélidow Souvenirs d’après la guerre de 1877-1878

« La différence entre les traités de San Stefano et celui de Berlin, dis-je, est que le premier, malgré ses défauts, était fait par quelqu’un qui connaissait l’Orient, le général Ignatieff ; dans le Congrès de Berlin, il n’y avait presque personne qui connût les affaires qu’on traitait. De là des fautes, des combinaisons irréalisables. Aussi le traité est-il gros de complications nouvelles. »
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A. Nélidow Souvenirs d’après la guerre de 1877-1878

Ce fut ma première sortie ; mais, tout chancelant, je montai à bord du navire et pris d’une manière touchante congé du grand-duc et des personnes de sa suite. J’appris depuis que, lorsque je quittai la Livadia, le grand-duc dit à son entourage : « Pauvre Alexandre Ivanovitch, je crains que nous ne le revoyions plus ! » tant j’avais l’air faible et malade. Je me rendis de là à bord du bateau qui venait d’amener Todtleben et se trouvait également dans le Bosphore, car j’avais été avisé de Pétersbourg que le nouveau commandant en chef était porteur pour moi d’ordres personnels de l’Empereur.
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