Résumé

Albert Ledent Les allemands dans le Gâtinais en 1870 (1911)

Nos troupes, au nord de Beaune, ne pourront s'avancer plus vers l'est en laissant cette menace sur leur flanc droit, d'où résultat immense, suite de la décision prise. Et cette décision est prise après mûre réflexion. L'homme qui s'est engagé là sait ce qu'il fait et ce qu'il risque. Après le premier assaut, Feige dit à Lancelle : « Nous avons agi contrairement à un ordre plusieurs fois donné ; il nous faut vaincre ou mourir ; autrement, gare le peloton d'exécution ! » Et, comme à ce moment les obus pleuvent sur le cimetière : « Nous y sommes déjà ! »
Source : Gallica

Albert Ledent Les allemands dans le Gâtinais en 1870 (1911)

On a reproché au général Crouzat de ne pas avoir fait tirer son artillerie sur la ville même, et on lui a prêté ce propos « qu'il ne voulait pas bombarder une ville française ». Si c'est vrai, c'est vouloir faire de la guerre à l'eau de roses.
Dans une conférence que le colonel Taverna, commandant le 82e, faisait à ses officiers sur les grandes manœuvres de Brienne, et où, incidemment, il fut question de Beaune, il nous disait à ce propos : « Quand on fait la guerre, il ne peut être question de sentiment ; il faut la faire avec férocité. »
Source : Gallica

Albert Ledent Les allemands dans le Gâtinais en 1870 (1911)

En un mot, on peut dire que Beaune fut le triomphe du feu à courte distance. Et mon opinion est qu'il en sera toujours ainsi. Il ne faut pas croire que, sous prétexte qu'on a pour outil un fusil qui porte à 3 kilomètres, on fera des hécatombes d'ennemis aux grandes distances.
On n'obtiendra jamais celles-ci qu'aux moyennes et surtout aux petites distances, et la seule raison de ce résultat c'est qu'alors en voit bien le but. C'est ce qui explique le triomphe du feu allemand au cimetière, à la sortie d'Orme et aux Roches.
Source : Gallica

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