Résumé

Portrait de Alfred Rébelliau Alfred Rébelliau Un Épisode de l’Histoire religieuse du xviie siècle…

Il ne faut pas que des religieux introduits dans la Compagnie risquent, même à bonne intention, d’y faire prévaloir leurs desseins de bien fragmentaire aux dépens de la curiosité infinie, de l’activité encyclopédique, de l’ambition omnivore, si l’on peut dire, d’une association dont « l’esprit doit être, non l’esprit particulier » de tel ou tel couvent, mais « l’esprit général de l’Eglise universelle. »
De là, aussi, au moins en partie, la si curieuse indépendance, vis-à-vis du pouvoir et des évêques, à laquelle la Compagnie, après d’assez courtes hésitations, se résigne ou se complaît.
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Portrait de Alfred Rébelliau Alfred Rébelliau Un Épisode de l’Histoire religieuse du xviie siècle…

C’est vers le Roi que l’on se tourne ; c’est ce Roi, restaurateur désormais accepté de la paix matérielle, que l’on conjure de pourvoir de même à l’ordre moral et religieux, d’assurer la double réforme du clergé et du peuple chrétien, d’y appliquer, comme à des matières de police ordinaire, les forces de son autorité grandissante. Et il n’est que juste de convenir que, si, en France, l’Etat a accaparé les fonctions spirituelles, il y fut à de certains momens invité par l’inertie de l’Eglise, autorisé et poussé par les sollicitations des fidèles.
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Une règle, pour être obéie, quand elle va surtout contre la routine et les intérêts, a besoin du prestige officiel [17] . Laissés facultatifs, abandonnés « à la conscience de chacun, » légalement suspects et contestables, les décrets de Trente n’avaient nulle force, ni sur les évêques, ni sur le clergé, ni sur les fidèles. En invitant l’Eglise française à se corriger et à se restaurer, on lui en refusait le moyen le plus naturel et le plus efficace.
D’ailleurs, dans la pratique même, la royauté, ni le Tiers-Etat, — toujours agissant de conserve, — n’étaient pas plus touchés de la logique.
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