Résumé

Portrait de G. Valbert G. Valbert La Question religieuse en France et en Prusse

Par les lois incohérentes, mal digérées qu’ils ont présentées au parlement, ils ont attenté à la fois à la liberté doctrinale et au pouvoir disciplinaire de l’église, et les consciences se sont émues comme une fourmilière qu’un passant s’amuse à inquiéter avec son bâton, — car il en est des consciences comme des fourmis, elles entendent qu’on les laisse en paix dans leur maison, elles ont horreur de l’étranger qui se mêle de leurs affaires, et l’état est pour elles l’éternel étranger.
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« Ah ! répondit le jésuite, vous n’avez pas d’idée du plaisir qu’on goûte à persuader aux hommes ce qu’on ne croit pas soi-même. » Il n’est pas à présumer que cet étrange missionnaire fît beaucoup de prosélytes ; la première condition pour persuader, c’est de croire, et y a-t-il aujourd’hui en Europe un seul gouvernement prêt à jurer sur sa tête qu’un concile œcuménique est plus infaillible qu’un pape ?
Assurément ceux qui ont promulgué le nouveau dogme avaient des intentions dont il est permis de se défier. Ils ont moins consulté le besoin des consciences que les intérêts de leur politique.
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Pour moi, qui suis un raisonneur sans enthousiasme, je désirerais que les hommes fussent raisonnables et surtout qu’ils fussent tranquilles. Nous connaissons les crimes que le fanatisme de religion a fait commettre ; gardons-nous d’introduire le fanatisme dans la philosophie. » Il disait encore : « Vivons et laissons vivre les autres. » Cette devise est bonne à retenir. Vivons et laissons vivre les hommes et les idées qui nous sont désagréables. La séparation de l’église et de l’état est, assure-t-on, un idéal chimérique, une utopie.
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