Anne-Louise Élie de Beaumont, Lettres du marquis de Roselle (1829)
“ DE MADAME LA MARQUISE DE ROSELLE A LÉONOR, A Ferval, 23 août. CE n'est guère que de ce jour, mademoiselle, que l'intérêt que je prends à votre état peut vous être de quelque utilité. Je ne perds point de temps : les moments sont longs quand ils sont douloureux. Que la qualité d'épouse du marquis de Roselle ne me rende point à vos yeux un objet de haine ou d'effroi. Mon premier soin est d'adoucir l'horreur de votre situation. Dites-moi ce que je dois faire pour vous. Si vous vouliez me confier votre sort, je vous procurerais une vie douce, honnête et aisée ”
