Auguste Pittaud de Forges

Résumé

Auguste Pittaud de Forges L’Alcôve

VIGOUREUX, à Marielle. Savez-vous, Mademoiselle Marielle, que le citoyen Sauvageot vous a épousée à temps tout d’ même... un peu plus tard, il se trouvait empaumé dans la mobile...
FOURGNOLLES. Ah ! c’est vrai... c’est qu’elle ne badine pas la mobile...
MARIELLE. Où est donc le citoyen Raymond ?
VIGOUREUX. Le sergent recruteur... Il est allé chercher quelques attardés... Nous l’attendons.
FOURGNOLLES. Dites donc, mère Flouquet.... C’est ben honorable pour vous d’avoir eu à loger dans votre domicile le sergent des réquisitionnaires...
MARIELLE. C’est un si brave homme !
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Auguste Pittaud de Forges L’Alcôve

Il y a quelqu’un dans mon lit, il y a une femme, dont le nom et la vue sont interdits à quiconque de vous n’est pas pressé de mourir à l’heure même. Cependant, pour complaire, de tout mon pouvoir, à l’ardeur patriotique de Jean Leblanc, je lui permets d’entrer ici avec moi et de reconnaître aux cheveux et à la main le sexe du prétendu émigré que je dérobe à vos poursuites. Si quelqu’un ose l’y suivre, je le tue.
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Auguste Pittaud de Forges L’Alcôve

LA MÈRE FLOUQUET, entrant par la droite, une chandelle à la main. Là ! tout est prêt pour le mariage... Allons maintenant au-devant du municipal... C’est un brave homme que le sergent Raymond... mais je ne suis pas fâchée qu’il nous ait laissé notre chambre libre... c’est la seule qui soit présentable dans c’te maison... et nous n’aurions pas pu signer le contrat devant lui... Ah ! c’est égal... ce mariage-là me chagrine... je vois bien que ma petite Marielle se sacrifie pour moi.
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