Auguste Prost

Résumé

Auguste Prost J.-F. Blondel et son oeuvre (1860)

L'architecture moderne est un art recommandable, n'hésitons pas à le reconnaître ; c'est au nom de la raison et du bon goût qu'on prétend la condamner; souvenons-nous au moins qu'en d'autres temps elle a eu l'approbation de tous, et qu'elle a reçu l'hommage des études que lui ont consacrées des hommes sérieux et sincères ; n'oublions pas enfin qu'elle a servi à l'expression de la pensée d'artistes habiles et éclairés.
Non, l'architecture moderne ne saurait être ni méconnue ni dédaignée ; elle est l'âme des constructions d'une époque considérable; Blondel y a marqué sa trace
Source : Gallica

Auguste Prost J.-F. Blondel et son oeuvre (1860)

Le goût naturel, le sentiment, fournit à l'artiste l'inspiration première; mais la raison, d'où procède le goût acquis, lui donne en quelque sorte la règle modératrice qui doit le guider ensuite. C'est ce que Blondel marque en vingt endroits, où il recommande avec insistance la logique dans la pratique de l'art, c'est-à-dire le contrôle et la direction du goût par le raisonnement, seul moyen de reconnaître les écarts du sentiment, lequel est susceptible d'être perverti par l'erreur, comme il est capable d'être perfectionné par l'éducation.
Source : Gallica

Auguste Prost J.-F. Blondel et son oeuvre (1860)

Sans méconnaître le rôle considérable dévolu pendant le moyen-âge à l'architecture ogivale, Blondel n'hésitait pas à la mettre en dehors de l'enchaînement qui rattache l'antiquité aux âges modernes, dans l'ordre des faits auxquels elle appartient. Il regardait son règne comme une interruption dans la suite des traditions d'où relevait légitimement l'art de son temps. C'est aux anciens eux-mêmes qu'il allait directement demander des inspirations et des modèles. Le goût antique, il le dit en maint passage, doit être le régulateur du goût moderne.
Source : Gallica

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