Jean Philippe Schmit

Résumé

Jean Philippe Schmit Les églises gothiques (1837)

Ce n'est que là restauration d'un vaste et majestueux édifice qui peut servir de type et de véhicule. L'un des plus nobles, des plus magnifiques monumens de cet ordre, est sans doute la métropole de Paris. La vastitude de ses proportions, l'imposante harmonie que produit un heureux mélange des divers styles de son architecture hybride, le privilége qu'elle a d'être la première église de la capitale, de servir aux grandes solennités publiques , les souvenirs de tout genre qui l'ont illustrée, tout se réunit pour appeler sur elle, d'une manière particulière, les faveurs du gouvernement.
Source : Gallica

Jean Philippe Schmit Les églises gothiques (1837)

Il ne sympathise, ni avec le style aérien de l'architecture, ni avec le caractère symboliquement mystérieux que ses inventeurs ont voulu lui donner. Pour y parvenir, en même temps qu'ils multipliaient et qu'ils agrandissaient, par tous les moyens possibles, les jours et les ouvertures, ils tempéraient l'éclat de la lumière par des verrières coloriées, ils couvraient de peintures et d'or jusqu'au fût des colonnes, en sorte que la pierre n'était en quelque sorte pour eux que le noyau indispensable pour la solidité de l'édifice, noyau que l'art devait s'empresser de dérober à la vue.
Source : Gallica

Jean Philippe Schmit Les églises gothiques (1837)

Il ne faut ni oublier ni laisser oublier qu'une église est un lieu de prière, de méditation, de sanctification; un lieu plein de la présence de Dieu, destination qui exclut l'idée de toute frivolité, de tout caprice de la mode : tout doit y être grave et solennel, et rien ne l'est moins que les bigarrures. Voyez, par exemple, quel effet ridicule produit la comparaison du portail de Saint-Gervais avec l'intérieur de l'église, de la nef de Notre-Dame avec son sanctuaire.
Source : Gallica

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