Résumé

Bibliothèque nationale Ronald Searle : [exposition], Cabinet des estampes… (1973)

Il y a, dans la gueule rigolarde des femmes de Searle, et dans leurs culs énormes, obscènes, inaccessibles au très petit Lautrec, quelque chose de si vrai que tout un système d'apparences que nos chastes, pudiques et intelligibles compagnes tendent à nous donner pour véritable : l'Amour, se trouve, par ces dessins, mis en pièce. Searle a récidivé, avec les femmes, dans l'album qu'il a consacré aux poupées délectables qui font la gloire nocturne de Hambourg.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Ronald Searle : [exposition], Cabinet des estampes… (1973)

Ils nous enseignent à ne Plus rien prendre au sérieux ; ni le comique, ni le sérieux. Ils ne nous font pas rire : ils nous font rire jaune, ce qui est le propre de l'humour noir. Je n'aime pas, Par exemple, les dessins par quoi Searle transforme hommes et femmes en animaux (escargots, éléphants) . Mais le malaise que je ressens à la vue de tel de ces dessins (un troupeau d'éléphants traversant une forêt de gratte-ciel) vient du fait que ce dessin conteste mon désir, nie la volonté que j'ai d'être un homme. Je me crois un homme. Searle me fait voir que je suis un animal dans un troupeau.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Ronald Searle : [exposition], Cabinet des estampes… (1973)

Il est étrange de penser que les dessins cruels, précis, à la fois humains et inhumains de Searle, eurent pour premier but d'aider des types, à qui tout manquait, et peut-être même l'espoir d'en sortir, à mieux supporter leur destinée. Utilité de la contestation.
Contester le camp de prisonniers, le camp de concentration, c'est contester la vie, parce que la vie elle-même est un camp, où sont contenus tous les autres.
Source : Gallica

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