Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie

Résumé

Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie Les personnes interdites de chéquiers (1999)

Pour 77% des personnes interrogées, l'interdiction de chéquiers est une période "très difficile" ou "assez difficile" à vivre. Ces personnes déclarent avoir eu des difficultés au quotidien tout au long de l'interdiction (qui se poursuivent pour un peu moins de la moitié d'entre eux) .
Pour 17%, elle est vécue comme "peu ou pas difficile", et 6% se disent indifférents.
Tout laisse penser que ces 23% qui ne semblent pas trop souffrir (ou avoir trop souffert) de l'incident, sont peu concernés par l'interdiction de chéquiers de longue durée, ou mettant en jeu des montants importants.
Source : Gallica

Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie Les personnes interdites de chéquiers (1999)

Grâce à cette procédure mise en place en 1992, la Banque de France informe automatiquement les établissements de crédit des interdictions bancaires et des levées d'interdiction prononcées par des confrères, ainsi que des interdictions judiciaires concernant leurs clients. À compter de cette information, dont les établissements de crédit doivent s'assurer de la pertinence par confrontation avec l'état civil complet de leur client, toute nouvelle délivrance de chéquier à un interdit, entraînerait la responsabilité financière illimitée de l'établissement tiré.
Source : Gallica

Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie Les personnes interdites de chéquiers (1999)

La procédure, pourtant, n'encourage pas ces réactions dans la mesure où même un geste de bonne volonté ne semblerait pas pouvoir arrêter la sanction. Compte tenu du contexte dans lequel elle s'inscrit, elle est aussi vécue comme une forme d'injustice qui accroît les difficultés déjà présentes, d'autant plus cruellement que le montant des chèques impliqués est relativement faible. L'amende imposée est également à ce titre doublement mal perçue : elle signale une faute qu'on ne pense pas avoir commise sciemment, et rend d'autant plus difficile (et onéreuse) la régularisation de la situation.
Source : Gallica

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